L'histoire du Kommando: La vie à Buchenwald

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un univers concentrationnaire
Découverte de Buchenwald : Paul Bonte matricule 78705

Buchenwald par Marcel Colignon (matricule 78916)

Pour cause de maladie, a quitté Stassfurt le 5 novembre 1944, pour être soigné à Buchenwald.
En 1996, il a décrit la vie au « petit camp » l’hiver 44-45
Le 6 janvier, transféré au petit camp, block 51, je plongeai dans l'extrême malheur humain. Le petit camp était alors une cour des miracles où l'on côtoyait de nombreux « musul­mans» (appelés ainsi car vêtus généralement d'une seule chemise et d'un semblant de couverture, claquettes aux pieds, c'étaient des cadavres vivants).
Le temps était devenu abominable et l'on piétinait soit dans la neige, soit dans la boue glacée, avec pour seule nourriture une maigre soupe et 200 g de pain.

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Moments  de vie à Buchenwald par Raymond Levasseur (extraits de "Les loups de Germanie")
L’appel.
Mot terrible. Le plus atroce moment de la journée du bagnard....

Les latrines :
« et par le mauvais temps on se glisse là pour dormir »

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L'arbre de Goëthe: tout un symbole
Situé au centre du camp, l’arbre sous lequel Goëthe venait méditer abritait aussi des discussions philosophiques empreintes d’humanisme et de tolérance.
Lorsque le barbarie sanglante s’est déchaînée en ces lieux, planté au sein d’un univers absurde, autoritaire, où toutes les valeurs humaines étaient bafouées, il est alors devenu un symbole.

La légende disait: Le jour où l’arbre de Goëthe disparaitra, le reich allemand s’effondrera dans l’année qui suit.
L’arbre a brûlé le 24 août 1944.
L’Allemagne s’est effondrée le 8 mai 1945.
Le 21 août, vers midi, le train stoppa enfin.
Les portes des wagons coulissèrent. Nous étions sur une voie de garage de ce qui semblait être une gare. Des hommes, bizarrement revêtus de pyjama rayé bleu et gris, circulaient de l'autre côté des voies, le long de grands bâtiments, ressemblant à une usine.
L'un d'eux nous adressa de loin quelques paroles en langue étrangère ; personne ne comprit, l'homme disparut rapidement après qu'un de nos gardiens l'eut menacé de son arme.

Tout alla ensuite très vite...
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